PELERINAGE DE MAI
PELERINAGE DE MAI
24 MAI
10h00 : Messe d'ouverture du Pèlerinage
15h30 : Cérémonie de la Descente des Châsses
16h00 : Procession de Sainte Sara
20h30 : Veillée de prières
25 MAI
08h00 : Première Messe
10h00 : Messe Solennelle des Saintes Maries Jacobé et Salomé
11h00 : Procession à la plage et Bénédiction à la Mer
15h30 : Cérémonie de la Remontée des Châsses
26 MAI
Journée à la mémoire du Marquis de Baroncelli
11h00 : Ferrade au bouvau d’Aubanel
12h00 : Abrivado (lâcher de taureaux) dans les rues du village
12h30 : Cérémonie au tombeau du Marquis de Baroncelli
16h00 : Aux Arènes, jeux de gardians, danses folkloriques, courses de taureaux
Après le spectacle, bandido
LE PELERINAGE DES SAINTES MARIES
Selon la tradition, Marie Jacobé et Marie Salomé, proches de Jésus et Marie, chassées de Judée par la persécution, auraient débarqué en ce lieu, accompagnées de Sara, Lazare, Marie Madeleine, Maximin…
Ce que l’on peut retenir, d’une manière sûre, c’est que chassés, par la persécution en Palestine, de nombreux chrétiens contraints à l’exil, ont débarqué ici et ont porté la foi chrétienne à cette région. On retrouve l’histoire : à savoir que l’évangélisation de la France d’alors s’est faite d’abord par la vallée du Rhône (Arles : Métropole chrétienne très tôt, Vienne, Lyon et ses premiers martyrs du 2ème siècle). Des fouilles en Camargue ont prouvé la présence de Chrétiens au 1er siècle.
Et tandis que les disciples partaient évangéliser au loin, les Saintes Maries Jacobé et Salomé, femmes d’âge puisque mères d’apôtres, demeuraient sur ce rivage qui porte leur nom. Elles ont évangélisé les gens du Pays et les Romains qui étaient les occupants.
Des ossements ont été découverts dans la crypte, en 1448, à la suite de fouilles ordonnées par le Roi René. Une analyse de ces « Reliques » indique qu’il s’agit de corps de femmes de type oriental datant du 1er siècle.
Depuis toujours, les Saintes Maries ont été un lieu de Pèlerinages. On note déjà l’affluence de Pèlerins au 6ème siècle auprès de l’église primitive. Les Fêtes de Sainte Sara (24 mai) et Sainte Marie Jacobé (25 mai) attirent plus particulièrement la foule des Pèlerins.
La veille de la Fête, les « Châsses » contenant les reliques sont lentement descendues de la « Chapelle Haute » au moyen d’un treuil et de cordages de marine, au milieu des chants et des acclamations. A la suite de la « descente des Châsses » le 24 mai, la statue de Sainte Sara est portée par les Gitans jusqu’à la mer, pour symboliser sa venue.
Le jour même du Pèlerinage, soit en mai, soit en octobre, après la Messe Solennelle du matin, la barque ayant à bord les statues des deux Maries, est portée à la mer, en mai par les gitans et en octobre par les provençaux, accompagnée des Gardians à cheval, des Arlésiennes en costume et de la foule de pèlerins. Les porteurs avancent en mer, pour bien symboliser l’arrivée des Saintes et de la Foi, par la mer. L’Evêque, à bord d’une barque traditionnelle de pêcheur, bénit la Mer, le Pays, les Pèlerins, les Gitans. La procession revient alors vers l’église dans la joie des acclamations, des instruments de musique et du carillon des cloches. L’après-midi dans la prière et la ferveur populaire, se déroule à l’église, la cérémonie de la « remontée des Châsses » à la « Chapelle Haute ».
LES GITANS
Les Gitans participent toujours à ces Pèlerinages, particulièrement en mai où ils viennent par milliers. Certes on ne trouve plus les vieilles roulottes aux couleurs vives qui enchantaient le pinceau de Van Gogh, mais dans leurs caravanes modernes, les Gitans ont su conserver l’essentiel des traditions et des mœurs de leurs ancêtres.
Roms, Manouches, Tsiganes, Gitans, arrivent des quatre coins de France et même d’Europe. Ils s’installent dans les rues, sur les places, au bord de la mer. Pendant 8 à 10 jours, ils sont ici chez eux. On peut les voir dans la journée auprès des caravanes en famille ou retrouvant amis ou parents, car le Pèlerinage est aussi l’occasion de retrouvailles. Le soir venu les hommes jouent de leur guitare ou de leur violon dans les cafés ou dans la rue, les jeunes filles et les femmes dansent dans une atmosphère de kermesse. Mais on les voit aussi, respectueux dans l’Eglise : le père de famille marchant le premier, suivi de toute la famille, la maman fermant la marche avec le dernier-né dans les bras, chacun portant un cierge. La plupart viennent ici baptiser leurs enfants. Même si leur piété nous paraît démonstrative, elle est cependant sincère et profonde dans la simplicité. Les Pèlerinages, ici ou ailleurs, sont pour beaucoup d’entre eux, la seule manière d’exprimer extérieurement leur Foi.